Blog Updates /

with frivolous news.

Le Monde wags an (eloquent) finger at the ‘Western’ world’s empty, self-absorbed and sensationalist TV news:

Les rédactions croulent sous les informations, les avis, les commentaires sur tout et n’importe quoi, les résultats de sondage, les mesures d’opinion qui se multiplient. Il leur appartient ensuite, et le tri n’est certes pas facile tant les pressions sur les niveaux d’audience sont fortes, de sélectionner ce qui constituera la matière de leurs journaux. C’est le lot quotidien de tout journal quelque soit son support, papier, électronique, télévisuel, radiophonique.

C’est surtout une très forte responsabilité car ce qui aura été sélectionné deviendra pour l’opinion publique ce qu’il est important de retenir dans l’actualité, ce qui deviendra matière à débat. En fonction de la spécialisation des médias, de leur couleur politique, de leur lectorat, les choix sont évidemment différents. Certains privilégient la politique, l’économie, le fait divers, d’autres, les événements régionaux ou le sport. D’aucuns parleraient en priorité aujourd’hui de la préparation du G20 et de ses enjeux pour la planète, d’autres focaliseraient sur la «banane» de notre Président. Chacun son choix.

Ceci étant, dans la responsabilité, il y en a qui, comme le disait notre regretté Coluche sont «plus égaux que d’autres». Il s’agit notamment des journaux télévisés qui ont par nature, une audience très large. Ils représentent surtout pour beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas accès pour diverses raisons, à d’autres médias, la seule source d’information.

Il leurs faut donc être plus attentifs que d’autres aux conséquences de leurs choix.

Je pense notamment à une grande chaîne nationale publique – mais elle n’est pas seule -, qui a fait le pari d’une ligne éditoriale basée sur les faits divers et le sensationnel. C’est son droit le plus légitime et il semble, qu’au strict plan des résultats, les téléspectateurs soient au rendez vous.

Les illustrations quotidiennes sur les effets de la crise sur les «vrais gens» – c’est le nouveau credo ! – se situent bien évidemment dans cette ligne. Force est donc de s’habituer aux sujets quotidiens sur la consommation en temps de crise, les loisirs en temps de crise, les comportements sociaux en temps de crise, les voyages en temps de crise, l’alimentation en temps de crise…

Ceci étant, je pense qu’il y a des limites à ne pas dépasser.
Celles de la dignité et de la décence.

Comme l’indiquait justement et sur la même chaîne Monsieur Boutros Boutros Galli, la crise se traduit dans les pays les plus pauvres, par la faim, la famine, le désespoir et la mort. Il disait, dans une colère digne, contenue et bien compréhensible, combien il était dérisoire et insultant pour ces pays, de voir certains médias occidentaux commenter à pleines pages la moindre fréquentation de leurs restaurants.

(Cont. here)

Comments are closed.

Social Widgets powered by AB-WebLog.com.